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ACTUALITÉS  |  20.10.2009

 

Création de l’Association suisse pour un secteur agroalimentaire fort (ASSAF-Suisse)

Communiqué de presse

L’opposition à un accord de libre échange agricole s’organise.

Le Conseil fédéral et la Commission européenne ont entamé, en novembre 2008, des négociations en vue d’un accord de libre-échange intégral dans le secteur agroalimentaire (ALEA). Les conséquences d’un tel accord seraient difficilement supportables, en particulier pour l’agriculture elle-même. Selon les calculs de l’USP, le revenu agricole diminuerait de 33 à 50%, selon les régions et les types de production, avec à la clé la disparition d’un nombre important d’exploitations agricoles familiales. A l’heure où la notion de souveraineté alimentaire gagne en importance, un ALEA conduirait à une augmentation massive des importations, pénalisant aussi l’industrie de transformation. Le consommateur serait privé d’une partie des produits de qualité, répondant à des règles strictes de production, issus de l’agriculture suisse.

Dans ce contexte, plus d’une vingtaine d’organisations, principalement agricoles, mais aussi des milieux de la mise en valeur, ont constitué ce matin à Berne l’Association suisse pour un secteur agroalimentaire fort (ASSAF-Suisse). Un nombre équivalent d’organisations et beaucoup de particuliers ont manifesté leur intérêt pour cette nouvelle structure et entendent la rejoindre dans les prochaines semaines.

ASSAF-Suisse a pour buts de promouvoir une agriculture suisse productive et de développer une industrie agroalimentaire forte. Elle veut notamment empêcher la conclusion d’un accord de libre-échange agricole. Elle considère que les relations commerciales avec l’Union européenne sont à favoriser dans le cadre des accords bilatéraux existants et par la suppression des obstacles non-tarifaires. Elle se veut aussi être un interlocuteur incontournable vis-à-vis des autorités, de la politique et des médias.

ASSAF-Suisse entend mettre l’accent sur l’information objective de la population suisse concernant les conséquences d’un ALEA, puis de faire un important travail pour que le Parlement suisse refuse un tel accord. Si nécessaire, elle entend lancer un référendum et gagner la votation populaire qui pourrait suivre.

ASSAF-Suisse
Berne, le 20 octobre 2009


Renseignements:
Walter Willener, Président ASSAF-Suisse, Lausanne, 079 689 31 06

 


Mardi 20 octobre 2009  |  Retour